small logo

subglobal2 link | subglobal2 link | subglobal2 link | subglobal2 link | subglobal2 link | subglobal2 link | subglobal2 link
subglobal3 link | subglobal3 link | subglobal3 link | subglobal3 link | subglobal3 link | subglobal3 link | subglobal3 link
subglobal4 link | subglobal4 link | subglobal4 link | subglobal4 link | subglobal4 link | subglobal4 link | subglobal4 link
subglobal5 link | subglobal5 link | subglobal5 link | subglobal5 link | subglobal5 link | subglobal5 link | subglobal5 link
subglobal6 link | subglobal6 link | subglobal6 link | subglobal6 link | subglobal6 link | subglobal6 link | subglobal6 link

La Samba: de l'Afrique au Brésil


La Samba:

La samba (ou le samba: c'est un mot masculin en portugais) existe depuis longtemps au Brésil. D'abord musique issue des métissages rythmiques des esclaves noirs, elle s'est imposée comme un des principaux courants musicaux populaires du Brésil. Le mot "samba" possède d'ailleurs son origine africaine dans la langue Quimbundo où "semba" désigne un "coup de nombril" (le Quimbundo est une langue Bantoue amenée au Brésil par les esclaves venant de ce qui est maintenant l'Angola).

Une double mutation a produit la samba et ses courants actuels, par une mutation musicale et un glissement, ou plutôt, un éclatement géographique. Dans un premier temps, les esclaves noirs se regroupaient selon leurs ethnies d'origines, et jouaient lors de leurs fêtes ou dans le cadre de sociétés secrètes, souvent à caractère religieux. Les multiples formes rythmiques se sont progressivement tranformées en raison de la séparation d'avec le continent des ancêtres, mais aussi sous la pression des mélanges et des déplacements de population d'esclaves, imposés par des maîtres soucieux de diviser les populations de mêmes origines pour mieux régner. La samba n'est que l'une des expressions rythmiques qui se sont propagées et developpées à partir de cette époque : candomblé, maracatu, capoeira sont quelques uns de ses pendants...

Une des particularités de la samba est son impressionnante plasticité et sa vitalité. Si certaines formes musicales que l'on rattache à la samba sont restées très fermement ancrées dans un univers sacré, comme l'afoxé, peu sensible aux influences extérieures, la plupart des grands types de samba ont bénéficié de fusions, de métissages, et d'acquisitions plus ou moins récentes, comme le montrent le samba-reggae ou le samba-funk par exemple. D'autres formes rythmiques comme la timbalada, la lambada sont aussi apparues en route, dans le creuset toujours chaud de la vie festive brésilienne. La structure musicale actuelle de la samba batucada, dans ses grandes lignes, date des années 1920, où sa popularité grandit avec son introduction de plus en plus massive dans le carnaval.

Les différentes variétés de samba et autres danses à l'origine de la samba:

Axé-music :
Terme créé dans les années 1980 pour désigner les styles de musique pop afro-bahianaise comme la samba-reggae.
Pagode :
Fête dans laquelle on joue et danse la samba. Depuis les années 1980, le terme désigne également unstyle de samba très populaire, originaire du quartier de Ramos à Rio de Janeiro.
Samba-canção :
Surgie dans les années 20, samba où l’on privilégie la mélodie, sur un thème généralement sentimental, contribuant à rendre ainsi le rythme plus lent.
Samba de gafieira :
samba généralement instrumentale, jouée par les orchestres de salons de danse dans les années 40, et dont les arrangements sont nettement influencés par le jazz.
Samba-enredo :
samba créée par les compositeurs des écoles de samba de Rio de Janeiro, et dont le contenu du texte contient un résumé poétique du thème, choisi pour la représentation de l’école lors du défilé.
Bossa nova :
Style musical né de la rencontre entre la samba et le cool jazz à la fin des années 1950, la bossa-nova– littéralement nouvelle vague – se caractérise par une batida, par l’utilisation d’harmonies chromatiques et dissonantes ainsi que par la valeur particulière accordée aux paroles des chansons, tant pour le sens que pour la sonorité des mots.
Batuque :
Danse ancienne de l’Angola et du Congo, le batuque désigne aujourd’hui les danses afro-brésiliennes accompagnées de percussions, les cultes afro-brésiliens du Rio Grande do Sul et du Pará ainsi qu’un tambour utilisé dans le jongo.
Candomblé :
Le terme désigne l’ensemble des rites et croyances d’origine africaine ainsi que le lieu du culte appelé aussi terreiro. À Bahia, la musique rituelle du candomblé comporte des tambours, des chants et des danses destinés aux dieux Orixas. Les Orixás sont des divinités qui forment un panthéon commun aux différents groupes ethniques afro-brésiliens. À l’égal de Iémanja, déesse de la mer, de nombreux orixás symbolisent les forces de la nature.
Frevo :
Marche rapide et syncopée originaire de Recife, le frevo est un style de musique populaire dérivé de la maxixe et de la habanera ainsi qu’une danse de carnaval dans laquelle les protagonistes arborent des ombrelles.
Lundú :
Musique et danse d’origine angolaise introduite au Brésil par les esclaves bantous, le lundú est associé au batuques puis adopté par les colons à la fin du XVIIIe siècle, sous la forme lundu-canção(chanson soliste proche de la modinha).
Modinha :
Diminutif de moda, le terme désigne un type de chanson sentimentale brésilienne, très populaire à la fin du XVIIIe siècle. Musique de salon ou simple chant accompagné à la guitare classique, la modinha mêle les influences de la moda et du lundú.

Suite ....

haut de page


Nous contacter| ©2005 Arkestra Brasil