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Le Choro: de l'Europe au Brésil


Le Choro:

 

 

 

Trio Madeira Brasil

Né à Rio de Janeiro à la fin du XIXème siècle, le choro est l'une des principales musiques populaires urbaines du Brésil. Antérieur à la samba, il s'est développé dans certains quartiers populaires, parmi des populations blanches ou métisses. Instrumental, parfois chanté, le choro est une synthèse entre les danses de salon importées d'Europe, à la mode dans les classes aisées, comme la polka, le quadrille ou la valse, et les rythmes syncopés des danses afro-brésiliennes.

Cette musique illustre, par son caractère hybride et métissé, cette formidable capacité de la culture brésilienne à assimiler et fusionner des éléments apparemment hétérogènes pour en faire un genre pleinement représentatif d'une identité nationale.

Pour certains choro viendrait du mot xolo qui désignait les bals organisés par les esclaves noires dans les fermes. D'autres pensent que la manière mélancolique qu'adoptaient les musiciens pouvait renvoyer au mot choro qui signifie pleur en portugais. Le choro désigne aujourd'hui une façon spécifiquement brésilienne, de phraser, d'accentuer et d'articuler la musique.
Le choro est un genre difficile qui requiert de la part des musiciens une bonne technique, un solide sens de l'improvisation (qui se traduit par un travail sur la variation mélodique, harmonique ou rythmique) et une faculté à pouvoir réagir rapidement aux propositions musicales d'autres musiciens lors des concerts ou rencontres que l'on appelle rodas de choro ou « rondes de choro ».
L'effectif instrumental est généralement constitué d'une ou deux guitares (dont une pouvant avoir une septième corde pour réaliser les lignes de basse), d'un instrument à vent (flûte ou clarinette) et d'un cavaquinho, petite guitare à quatre cordes. On peut y adjoindre le saxophone, le trombone, le pandeiro (instrument de percussion, sorte de tambour de basque) ou le bandolim, la mandoline brésilienne.
Parmi les musiciens et compositeurs de choro, il convient de citer le flûtiste Joaquim Callado, Chiquinha Gonzaga, première femme à composer dans le style choro et à utiliser le piano à cette fin, le pianiste Ernesto Nazareth, qui en reste l'une des figures majeures. Pixinguinha révolutionna le genre par sa volonté de créer un véritable langage orchestral national. D'autres comme Jacob do Bandolim considéré encore aujourd'hui comme le plus grand mandoliniste de son temps, ou le pianiste, arrangeur et chef d'orchestre Radames Gnattali surent également, dans les années 50, renouveler ce style musical.
Boudé par le public et les médias, le choro a connu une période difficile dans les années 60 puis 70 mais connaît depuis un renouveau éclatant. Les nouvelles générations font évoluer le style tout en s'inscrivant dans la plus pure tradition de cette musique et témoignent de l'extraordinaire vitalité du choro aujourd'hui.


La Maxixe:
Le terme désigne successivement une manière de danser, une danse et une musique née de la fusion de la polka, de la habanera et de la syncope afro-brésilienne. Le maxixe se développe dans les quartiers populaires de Rio à partir des années 1870, il devient l’attraction favorite des cariocas et un genre musical à part entière dans les premières années du XXe siècle.

Bumba-meu-boi :
Danse dramatique d’origine portugaise, le bumba-meu-boi raconte l’histoire de la mort et de la résurrection d’un bœuf. Cette suite populaire satirique est composée de saynètes suivies de chants et de danses dont le comique repose sur un langage théâtral métissé de tradition africaine et portugaise.

La fête de la Saint Jean (Festa Junina):
Le mois de juin est marqué au Brésil par la fête de la St. Jean. Elle est caractérisée par des jeux et danses autour d’un grand feu, accompagnés des plats typiques et d’un décor spécifiques à cette fête, à base de drapeaux et lanternes en papier coloré, en dépit des particularités et des caractéristiques de chaque région brésilienne.
Cette coutume vient du Portugal, où ce saint est vénéré dans de nombreuses régions.Les commémorations démarrent le 12 juin, la veille du jour de Saint Antoine et s’étendent jusqu’au 29 juin avec le moment fort les 23 et 24 juin.
On danse la « quadrilha » (que l’on pourrait traduire par quadrille) qui est une danse française à l’origine. Apparue à la fin du XVIIIème siècle, elle aurait été apportée au Brésil au début du XIXème siècle, par l'aristocratie locale. Progressivement, la « quadrilha » intègre le répertoire des chanteurs et des compositeurs brésiliens et devient une danse populaire. Dans le nord-est brésilien, les Fêtes de la St. Jean sont un événement comparable au carnaval de Rio de Janeiro. Celles de Campina Grande, dans l’Etat de Paraíba, ou de Caruaru, dans l’Etat de Pernambuco, attirent un millier de personnes et se disputent le titre de La plus grande Fête de la St. Jean du monde !

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